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AI Act : 4 vérifications à faire sur vos contenus IA clients

Depuis le 2 août 2026, l’AI Act impose davantage de transparence sur certains contenus IA. Une check-list concrète pour aider les TPE/PME à vérifier pages web, visuels, vidéos et chatbots.

Dirigeante de PME vérifiant les mentions AI Act sur un site web, des visuels et un chatbot client.

Depuis le 2 août 2026, l’AI Act rend plus concrètes certaines obligations de transparence sur les contenus IA visibles par vos clients. Pour une TPE ou une PME, le sujet n’est pas de lancer un chantier juridique lourd. Il s’agit surtout de vérifier ce que vos prospects voient déjà : pages web, images, vidéos, chatbot, emailing, publications LinkedIn ou fiches produits. Le rappel du ministère de l’Économie, publié le 25 août 2026, indique que plusieurs mesures de transparence sont entrées en vigueur le 2 août 2026. (economie.gouv.fr) Voici de quoi contrôler rapidement vos contenus, sans bloquer votre communication.

Vérification 1 : repérez tous vos contenus IA visibles par les clients 🎯

La première vérification consiste à repérer tout contenu visible par vos clients qui a été généré ou modifié par IA, même s’il paraît banal. Une entreprise ne peut pas étiqueter correctement ce qu’elle ne recense pas.

Selon le Baromètre France Num 2024, 13 % des TPE/PME déclaraient déjà utiliser des solutions d’intelligence artificielle en 2024. (francenum.gouv.fr) Dans les faits, l’usage peut être discret : une image générée pour une campagne locale, une reformulation de page service, une vidéo courte avec voix synthétique, un chatbot ajouté par votre prestataire web.

Prenons une PME de 30 personnes dans l’industrie à Tarbes. Son équipe commerciale utilise un outil d’IA pour créer des visuels de machines en situation, corriger ses textes de plaquette et répondre plus vite aux demandes entrantes via un assistant conversationnel. Rien de spectaculaire. Pourtant, plusieurs contenus sont exposés aux clients et méritent un contrôle.

Votre inventaire en 45 minutes

Ouvrez votre site, vos réseaux sociaux et vos supports commerciaux récents. Puis notez, dans un simple tableau :

  • le contenu concerné : page, image, vidéo, chatbot, emailing ;
  • l’outil utilisé : ChatGPT, Gemini, Canva, Midjourney, outil CRM, agence ;
  • le niveau d’intervention humaine : brouillon IA, retouche légère, validation complète ;
  • l’endroit où le client le voit : site, devis, salon, réseaux sociaux ;
  • la personne responsable de la validation.

Le rappel du ministère distingue notamment les contenus générés ou modifiés par IA, les hypertrucages et les interactions avec un agent conversationnel. (economie.gouv.fr) Cette cartographie vous évite de traiter tous les usages IA de la même manière.

Si vous découvrez que personne ne sait vraiment quels outils sont utilisés, commencez par un cadrage court. Un audit IA ou diagnostic d’usage permet de séparer les pratiques utiles, les zones floues et les actions à mener en priorité.

Vérification 2 : étiquetez les images, audios et vidéos qui peuvent tromper 🔍

La deuxième vérification consiste à rendre identifiable tout contenu audiovisuel généré ou modifié par IA lorsqu’il peut être perçu comme authentique. C’est le point qui concerne le plus directement vos visuels, vidéos, voix de synthèse et démonstrations produits.

Le ministère rappelle que les déployeurs, c’est-à-dire les organisations qui utilisent des outils d’IA dans un cadre professionnel, doivent étiqueter les hypertrucages afin que les utilisateurs les repèrent mieux. Il cite trois pictogrammes proposés par l’Union européenne : “IA”, “Modifié par l’IA” et “Entièrement généré par l’IA”. (economie.gouv.fr)

Exemple simple : une agence immobilière de Pau publie une vidéo présentant un appartement rénové virtuellement. Si les murs, les meubles et la luminosité ont été fortement modifiés par IA, le client doit comprendre qu’il ne regarde pas l’état réel du bien. Une mention claire protège le prospect, mais aussi la relation commerciale.

Où placer la mention ?

La règle pratique : l’information doit être visible au moment où le contenu est consulté, pas cachée dans une page de mentions légales. Vous pouvez prévoir :

  • sur une image : une mention courte sous le visuel, par exemple “Image générée par IA” ;
  • sur une vidéo : un écran d’ouverture ou un bandeau discret mais lisible ;
  • sur un audio : une phrase au début, surtout si une voix humaine est imitée ;
  • sur une fiche produit : une note proche du visuel concerné.

Attention aux contenus “embellis”. Une retouche classique de luminosité n’a pas le même niveau de risque qu’un visage synthétique, une voix imitée ou une scène de chantier inventée. Votre bon réflexe : si un client peut croire qu’il voit une situation réelle, alors la mention doit être envisagée.

Pour vos équipes marketing, gardez une formulation simple. Évitez les phrases juridiques. “Visuel généré par IA pour illustration” sera plus utile qu’un paragraphe technique incompris.

Vérification 3 : signalez clairement vos chatbots et assistants clients

La troisième vérification consiste à annoncer clairement lorsqu’un client parle à une IA, pas à un salarié. Cette obligation concerne les chatbots, assistants de prise de rendez-vous, agents vocaux et interfaces intégrées à votre site.

Le rappel du ministère indique que les utilisateurs doivent être clairement informés lorsqu’ils interagissent avec un système d’IA et non avec une personne réelle, par exemple lors d’un échange avec un agent conversationnel. (economie.gouv.fr) Pour une PME, c’est souvent le cas le plus facile à corriger.

Imaginez une entreprise de services à Toulouse qui installe un chatbot pour qualifier les demandes de devis. Si la fenêtre affiche seulement “Bonjour, je suis Clara, votre conseillère”, le client peut penser échanger avec une salariée. Une meilleure version serait : “Bonjour, je suis l’assistant IA de l’entreprise. Je peux vous aider à préparer votre demande. Un membre de l’équipe reprendra si nécessaire.”

Les réglages à vérifier

Demandez à votre prestataire web ou à votre équipe interne de contrôler quatre points :

  • le message d’accueil indique explicitement qu’il s’agit d’une IA ;
  • le client peut demander à être recontacté par une personne ;
  • les réponses sensibles sont limitées : prix définitif, engagement contractuel, conseil juridique ;
  • les données personnelles collectées sont cohérentes avec votre politique de confidentialité.

La CNIL rappelle que le règlement européen sur l’IA ne remplace pas le RGPD : si votre usage d’IA traite des données personnelles, le RGPD continue de s’appliquer. (cnil.fr) C’est un point très concret pour les formulaires, chatbots et outils de qualification commerciale.

Un bon chatbot n’a pas besoin de se faire passer pour un humain. Au contraire, la clarté rassure. Elle réduit les malentendus, surtout quand la demande touche un devis, une réclamation ou une situation personnelle.

Si vos équipes commerciales utilisent déjà des assistants IA, une courte montée en compétences via le catalogue des formations IA peut suffire à fixer les bons réflexes : transparence, relecture, confidentialité.

Vérification 4 : gardez une validation humaine sur vos textes commerciaux 📌

La quatrième vérification consiste à sécuriser vos textes générés par IA en prévoyant une relecture humaine et une trace simple de validation. Tous les textes produits avec l’IA ne doivent pas automatiquement porter une étiquette, mais certains cas demandent plus d’attention.

Le ministère précise que les textes visant à informer le public sur des questions d’intérêt public doivent clairement indiquer qu’ils ont été générés par IA lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet d’un examen humain ni d’un contrôle éditorial. (economie.gouv.fr) L’article 50 de l’AI Act vise aussi les textes générés ou manipulés par IA publiés pour informer le public sur des sujets d’intérêt public, avec des nuances lorsque le contenu a été revu humainement et placé sous responsabilité éditoriale. (ai-act-service-desk.ec.europa.eu)

Pour une TPE/PME, cela concerne moins souvent la fiche produit classique que des contenus comme :

  • une page expliquant une nouvelle réglementation à vos clients ;
  • un article sur la santé, la sécurité, l’énergie ou l’emploi ;
  • une note publique sur une crise locale ou sectorielle ;
  • un guide client automatisé publié sans relecture.

Exemple : une PME du bâtiment dans les Pyrénées-Atlantiques publie un article “Quelles aides pour rénover votre logement en 2026 ?” généré avec l’IA. Le sujet touche des décisions financières et un cadre public. Si personne ne vérifie les montants, dates et conditions, le risque n’est pas seulement réglementaire. Le client peut prendre une mauvaise décision.

La check-list éditoriale

Avant publication, imposez un circuit court :

  • une personne nommée relit le texte avant mise en ligne ;
  • les chiffres, dates et aides citées sont vérifiés avec une source officielle ;
  • les promesses commerciales sont reformulées si elles sont trop catégoriques ;
  • la version finale est datée, avec le nom du validateur en interne.

Cette discipline ne ralentit pas forcément votre communication. Elle évite surtout de publier un contenu plausible mais faux. Pour les messages commerciaux, newsletters et posts LinkedIn, gardez la même logique : si l’IA a aidé à rédiger, une personne doit assumer le message final.

Le plus simple consiste à créer une règle interne d’une page : quels contenus peuvent être générés, lesquels doivent être relus, lesquels doivent porter une mention visible. Chez Docentia, nous aidons les dirigeants à transformer ce type d’obligation en procédure courte, utilisable par une équipe marketing ou commerciale dès la semaine suivante.

Votre première action peut tenir sur une matinée : listez vos contenus IA visibles, corrigez les mentions sur vos visuels sensibles, rendez vos chatbots explicites, puis formalisez une validation humaine pour les textes à enjeu. Vous n’avez pas besoin de tout refaire. Vous avez besoin d’un cadre clair que vos équipes peuvent appliquer sans hésiter.

Si vous souhaitez vérifier vos usages actuels ou former vos équipes à Pau, Tarbes, Toulouse ou à distance, chez Docentia, nous pouvons vous accompagner avec un diagnostic ciblé. Pour démarrer simplement, prenez contact pour un échange de 30 minutes.

Cet article a été rédigé avec l'assistance d'une IA puis relu et validé par l'équipe Docentia.

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